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Un ordinateur, une carte bancaire et une tête de mort

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Les Français auraient peur du web : pourquoi ?

Selon la Caisse des dépôts et de l'Association pour l'économie numérique (autrement dit, l’ACSEL), une étude – datant de mars 2015 auprès de 1000 internautes - montrerait que les Français sont, malgré leur utilisation massive des outils en ligne, assez méfiants. En voilà un curieux paradoxe.

Parlons chiffres, parlons bien. Selon cette étude intrigante, les Français utilisent fréquemment les outils offerts en ligne. Cela va des réseaux sociaux, aux services bancaires en passant par les différents sites d’e-commerce plus ou moins sûrs. Sur les 1000 internautes interrogés, 89 % confirmeraient utiliser des sites pour faire des achats en ligne. Sur cette même base, seulement 43 % d’entre eux leur feraient confiance. Si l’on s’inspire d’anciennes données, il semblerait que la confiance se soit érodée avec une baisse de dix points depuis 2013.

Au niveau des banques et des services web de l’administration française aussi la confiance a diminué. Respectivement, on note les pourcentages suivants : de 76 % à 72 % pour les banques et de 69 % à 67 % pour les services administratifs. Le seul service pour lequel la plupart des Français reste confiant reste les réseaux sociaux. On note ainsi une évolution par rapport à 2013 : 43 % contre 32 %. On notera pourtant qu’il s’agit tout de même d’une minorité puisque l’on évoque moins d’une personne sur deux.

Les Français ont peur !

Mais de quoi ? Selon l’étude, les personnes interrogées évoqueraient la peur de se faire pirater. De service en service, il est mentionné que le risque majeur serait celui de se faire voler ses données bancaires (86 % des sondés l’estiment par l’intermédiaire des sites de ventes quand seulement 66 % le craignent via les sites bancaires). Si la chose est souvent mentionnée en petits caractères dans le contrat d’adhésion, la crainte serait de l’utilisation faite de leurs données. Ça l’est à 52 % au niveau des banques et à 47 % quand on évoque les services de stockage à distance, soit ce qui se rapproche des services de cloud.

Selon l’ACSEL, une certaine méfiance n’est pas négative, il faut savoir rester prudent et conservé un esprit critique. Au niveau du web, et des entreprises qui gravitent autour, il sera davantage préjudiciable que l’utilisation soit moins importante. Ainsi, l’étude révèle que les Français sont aujourd’hui bien plus responsables et hésitent plus fortement à communiquer leur identité sur le web (hausse de 6 % de 2013 à aujourd’hui pour en arriver à 21 %) et optent plus facilement pour des pseudonymes (là aussi, une hausse : 28 % contre 16 % lors de l’étude de 2013).

Le 17 Février 2015 par Gaël Barzin

 


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